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  • : Observer, écouter, comprendre les sociabilités sous toutes leurs formes... et, au besoin, agir bien sûr, mais selon mes propres choix... "Braves gens qui n'aimez pas qu'on suive d'autres routes que vous" (G. B.)!
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Publications - Recherches

  • L'image du Cafre: de l'Afrique réunionnaise, Publications Hibiscus, Saint-Denis (Ile de la Réunion), 1997.
  • "La famille: des formes et dynamiques nouvelles", in C. Cassagne (Coord.), Petite Enfance, Editions Weka, 2005-2006.
  • "Notre époque, celle de l'émergence du Sujet:point de vue sociologique", in J. Poujol, L'émergence du sujet. Construire son identité entre individualisme et communautarisme, Ed. Empreinte/Temps Présent, Paris, 2007.
  • Deux ouvrages en préparation: "Etre soi, être avec" dans une société liquide, et La personne humaine, Tome I: essai d'anthropologie koongo.
  • Travaux en cours: la question sociale: évolutions et formes nouvelles - les politiques sociales européennes - le travail social internantional (en Europe) - Faire société au XXIe siècle

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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 22:21

« Le travail social en temps de crise » tel est le titre de nos prochaines journées européennes, les 22 et 23 mars 2012, à L'IFRASS - Toulouse, 2 bis rue Emile Pelletier - Métro Basso Cambo.

Nous nous interrogerons sur l’impact de la crise dans le champ du travail social - entendu comme activités de soutien à la personne ou au groupe en difficulté. Quels en sont les effets sur la question sociale rapportée aux publics et aux politiques sociales, sur l’organisation des services, les pratiques professionnelles et de formation ? Face aux contraintes de cette crise, quelles réactions, prises de position ou formes d’action observons-nous dans le secteur social, et comment celles-ci pourraient-elles être mises à contribution dans une stratégie partagée à l’échelle européenne voire  internationale ?vlcsnap-2870376.jpg

L’objectif en sera donc de présenter les aspects les plus saillants de ce questionnement, selon les pays et expériences des uns et des autres, avant de proposer des pistes ou repères pour une appréhension globale du contexte économique et social de la crise et de son impact sur la posture professionnelle, éthique et citoyenne du travailleur social. A ce stade, notre interrogation ne saurait faire l’impasse d’un état de « la question sociale » (ou éducative) - tout au moins dans chaque pays représenté - car elle seule fonde le sens de l’action politique, institutionnelle et professionnelle à savoir la cohésion sociale à travers l’intérêt de l’usager.

Chaque invité assurera une heure d’intervention, entre jeudi (le 22 mars) et vendredi (le 23 mars), devant des enseignants ou formateurs, et une centaine d’étudiants en éducation spécialisée, éducation des jeunes enfants et service social (de Belgique, d’Espagne, de Norvège, de Slovaquie, de Tchéquie… et de France).

Ces interventions se concluront par un temps de synthèse plénière dont l’objectif, entre autres, pourrait bien être de créer un espace de coopération autour du thème : « travail social et crise ».

Il est à noter que les différents champs du social et de l’éducatif sont conviés à travers des témoignages d’observation ou d’activité de terrain, mais aussi de management, de formation ou d’enseignement en école ou université.

Inscription par mail: journees_europeennes@ifrass.eu ; par téléphone Accueil Ifrass: 0534638900

Par PM - Publié dans : Vivre ensemble - Communauté : Nouvelles Frontières du Travail Social
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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 14:57

DSCN3776.JPGAfricajarc : Modeste mais joli festival, bien passionnant, autour de l'Afrique. Tout y est ou à peu près: des créations les plus spirituelles aux petits objets pour touristes en passant par les expos associatives. Cajarc, village de 1200 habitants, "perle de la vallée du Lot", m'apprend-on, est en proie au doute quant à la reconduite de l'événement: ce serait dommage d'arrêter, au contraire il faudra le rendre plus consistant. En attendant, il tient ses ambitions, contre les miasmes de la xénophobie aux apparences raisonnables... Incroyable comme ceux-là même qui se pensent dans l'histoire, s'en détournent et en refusent le cours. Mais la roue de l'histoire tourne et elle continue. Et tant mieux si c'est sans eux! Les franco-africains de toutes les couleurs en ont témoigné, même ceux qui n'ont jamais mis pied sur le continent africain.

Pour ma part, Africajarc, c'est d'abord un authentique rdv autour de l'Afrique dans ses aspects les plus dynamiques, créatifs - et non empoussiérés. La rencontre avec des créateurs écrivains, cinéastes, musiciens, sculpteurs, associatifs... des connaisseurs et faiseurs d'Afrique ou des afriques, d'ici et de là-bas, voire d'ailleurs. C’est ce que j'ai pris l'habitude d'appeler: le monde africain! Oui, bien entendu, il n'y était pas présent dans toute sa diversité et sa splendeur, mais on pouvait très bien le percevoir à travers les débats au "Grain littéraire", au pied d'un arbre... à palabres,  ou encore au Forum, près du stand de l'association Survie - dont je sais gré de dénoncer les concessions pétrolières, forestières, portuaires... toutes mortifères pour les populations africaines du Congo, du Gabon, du Cameroun, de l'Angola, de la Côte d'Ivoire...

Pour mon plaisir - j'y ai bien droit - j'ai pris le temps d'échanger en particulier avec Emmanuel Dongala et Eugène Ebodé, respectivement écrivains congolais et camerounais. Avec le premier j'ai évoqué quelques unes de ses œuvres : "Jazz et vin de palme"," Un fusil dans la main, un poème dans la poche"... pour terminer sur son dernier: "Photo de groupe au bord du fleuve" dont je savoure l'élégante écriture et la consistante matière sur la vie des femmes d'Afrique centrale. A Emmanuel, j'ai expliqué aussi comment son "Jazz et vin de palme" a été un fond de lumière et de plaisir dans mes années de jeunesse: critique de la parodie révolutionnaire au Congo-Brazzaville et surtout les sublimes pages sur le jazz en Amérique et la rencontre avec le saxophoniste John Coltrane. La lecture fut pour moi un moment d’initiation au monde du jazz .

Quant à Eugène Ebodé, un hasard de rencontre comme qui dirait ! D’abord, son intervention typique au cours du débat sur les femmes d’Afrique au « Grain Littéraire »… qu’il ponctura par un envoutant extrait chanté - oui, chanté!- d’un titre de Richard Bona : « Suninga » (When will I Ever See You) aux accents nostalgiques certains... Notre échange s’engage peu après à la librairie du festival où il me présente ses livres. Je sors de là avec l’un de ses derniers romans : Silikani, nom qu’il a donné à une protagoniste, inspiré d’une chanson de Tabu Ley (« vieux Mazé » ou « Rochereau » pour d’autres amateurs). Il m’a dit : lis-le, il te plaira car il parle de musique, de départ… avec en prime une belle dédicace empreinte de poésie, de  nostalgie et de fraternité qui me fait dire que c’était une belle rencontre. En effet, la lecture de ce roman est pour moi une vraie plongée dans l’aurore de ma vie sous les Tropiques. Et les vignettes sur des musiciens comme Manu Dibango, Fela Kuti, Kabasélé, Eboa Lotin… enrichissent mon univers de mélomane toujours à la recherche de sens… Le livre, évocation d’une force réelle : c’est la vie, même dans ses pages quasi nécrologiques !

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Cajarc, c’est aussi d’autres rencontres : Kag Sanoussi (animateur d’un débat sur le multiculturalisme), Gaston Kelman (…le noir qui clame ne pas manger le manioc !), Aïssatou Diamanka-Besland (auteur de Patera, Fracture identitaire…) dont j’aurai voulu prolonger le propos au Grain Littéraire mais le temps a fait défaut ! Et bien, bien d’autres encore… Sans oublier l’accueil des habitants, des restaurateurs, boulangers, producteurs locaux… ou encore d’autres venus de Toulouse, comme Ya Gabi du Mayombe, ancien du ballet Congo ayant animé des années durant des ateliers de danse comme le rappellent Mizélé, Wab, Pierre, Nyong…

Dans la soirée : les Benda Bilili… "trop, trop forts !" selon leur propre slogan, ont enflammé le village avec leur rumba congolaise aux accents années 50 « Indépendance tcha tcha » ! Mais alors quelle leçon de vie pour nous autres dits « valides » de la part des personnes en situation de handicap. Les jeux sociaux ici s’inversent vraiment quand ces derniers chantent, dansent, respirent la joie de vivre, comme peu d’entre nous sauraient le faire. On ne peut que les suivre dans leur leitmotiv : trop, trop fort! Et on se met à bouger,même  assis ! Ainsi, nous sommes déjà bien chauds quand arrive le prince nigérian Femi Kuti, digne fils de son père dans l’inspiration, mais pour un afro-beat plus énergique et si véloce qu’il dessert un peu le verbe acerbe contre les impitoyables dictateurs et leurs connexions globalisées affamant les pays de son continent. Et de dire et répéter à qui veut l’entendre : vous pouvez changer les choses… vous savez, vous aussi en Europe, il ne vous reste plus longtemps. Vous allez être obligés de bouger avec nous ! Ah, comme il nous rappelle le prêtre de l’afro-beat, une vingtaine de danseuses en moins ! Lui en a juste trois, des charmantes nigérianes qui se livrent à une danse ininterrompue durant tout le concert. Quelle jeunesse !

Des jours meilleurs pour Africajarc !

Par PM - Publié dans : Jazz en parallèle
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 05:50

congre-2011-Geneve Après Hammamet (Tunisie 2009), nous voici à Genève depuis ce lundi 4 juillet pour un autre temps de d'échange et de réflexion autour du social, à l'invitation de l'association internationale pour la formation, la recherche et l'intervention sociale (AIFRIS). La rencontre est abritée par la Haute Ecole en Travail Social (rue du Pré-Jérôme) en assocaition avec l'université du Mail (Bd du pont d'Arve), et le thème en est cette année: Crsises, gouvernance, développement durable: quelles articulations avec l'intervention sociale? Thème souvent revenu à Hammamet, non pas comme le fil rouge du 3ème congrès, mais dans les communications d'ateliers. Il semblait s'imposer pour une prochaine réunion. Cependant deux ans après, j'ai l'impression que notre AIFRIS est un peu en retard sur le questionnement concernant le sujet, car le monde en est des expérimentations aujourd'hui et non à s'interroger sur les articulations. Mais c'en est ainsi du travail social... il marche un peu à rebours. Il se peut que je préjuge de ce que sera les travaux, au risque de se tromper. Alors il nous faudra mettre le turbo pour dépasser le stade des définitions problématiques...!!!04072011057.jpg

En cette après-midi du lundi 4 juillet, une centaine de personnes est rassemblée dans le jardin des anciens locaux de la HETS: c'est le temps de l'accueil accompagné d'un apéro plutôt copieux... et convivial. les interconnaissances prennent naturellement leur logique... Nous sommes 3 délégués de l'IFRASS-Toulouse. Pierre va naturellement vers ses homologues du Comité Scientifique du Congrès. Quelques salamalèk, me voilà avec Chantal vers des gens que nous connaissons déjà: Sylvie, Anne Donatienne... de l'ISFSC de Bruxelles. Et dans la suite nous retrouvons d'autres que nous avons déjà rencontrés à Hammamet, puis nous faisons la connaissance de divers autres (du Maroc, de la Suisse, de la Belgique, du Vénézuéla, du Québec...).

Les conversations sont animées. Les dernières rencontres, les projets en cours et les perspectives sont évoqués, même avec des personnes dont nous venons de faire connaissance. C'est cela aussi le congrès: un lieu de contacts, un lieu où commencent des partenariats entre établissements dont la formalisation se fera plus tard, une fois rentré, suivant la stratégie des uns et des autres... A la suite, à la suisse: ADIEU!

Par PM - Publié dans : Vivre ensemble
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 01:02

Absolument dégoûtant Yann! Moi non plus, cela ne m'étonne pas. Tu te souviens des propos sur les noirs de l'équipe de France après la ballade sud-africaine des Bleus? Des "cayras"... pas très techniques... pas très intelligents, quoi! Aucun sens civique... tous des étrangers... j'en passe et des pires! Nous n’étions pas loin des discours racialistes et frontistes... "Vous comprenez, tout çà parce que les gens sont très déçus", s'entendait-on dire.

Nous savions, sous ce lynchage médiatique des noirs de l'équipe de France, couvait déjà l'ardent désir de blanchir nos joueurs... Décidément, la malédiction sud-africaine poursuit les bleus. La-bas l'apartheid a été aboli, le voilà qui, comme le serpent à plusieurs têtes, vient renaître au sein de la FFF. Nous finirons par croire que les joueurs et les membres du staff ont été tous maraboutés là-bas... Non, ce serait trop facile! Le ras-le-bol des joueurs commence en réalité avant les préparatifs de la grande coupe... Les dysfonctionnements qui minent l'organisation du football en France sont à l'image de l'administration nationale elle-même : "la mise au pas centralisée", dirait un certain Stuart-Mills! Ceux qui sont aux commandes prennent leurs fantasmes pour du savoir. Et cela devient très dangereux quand le fantasme de la « race » atteint les institutions, surtout sportives. Cela veut dire qu’il y a quelque chose dans le genre qui s’est banalisé. L’ambiance de « panique morale » qui règne autour de l’étranger ou de l’immigré (les roms, les tunisiens, les musulmans, les quartiers plus stigmatisés que jamais, la complaisance face au front national et ses idées…) imprègne autant l’action politique que le management institutionnel en France. Evidemment, nul n’est raciste ici comme en Italie, en Allemagne… (mon œil !) Mais le catalogage racial avec mentions des qualités en positive pour les uns et en négative pour les autres, est bien une posture raciste!

Enfin, tout cela est assez troublant quand on voit le parcours des bleus depuis 1998. A quand l’utopie fédératrice en politique… Il est des hommes de pouvoir manquant vraiment d’idées : jouer la division, l’exclusion, l’humiliation… sera bientôt le genre du politique en France. Le pire c’est que ce syndrome touche désormais aux milieux sportifs qui étaient regardés jusqu'ici comme un des leviers importants du vivre ensemble. Etait-ce donc une illusion… 1998 ? Non, non... je veux encore y croire et continuer à y travailler!

Par PM - Publié dans : Vivre ensemble
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 21:54

Il est encore temps d'aller participer à ce moment unique de flamboyance et plein d'inspiration... Comme j'aurais tant aimé être de la partie! Mais si tu peux, n'hésite pas: je connais le bonhomme et ceux qui l'entourent... y compris les "Palata Singers". Voilà, le nom est lâché et j'ai les yeux qui pétillent d'émotion. Quand reverrai-je ces frères et a mis dans leur art... On a beau dire, on a beau faire! la source de la Gospel Wave en France ce sont eux, après leurs parrains les "Golden Gate Quartet" évidemment...


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                                                      MB en concert avec GPF, Salle J. Mermoz, Toulouse 2010

Bien sûr, je n'ai pas oublié le grand John Littleton et encore moins l'unique et splendide Rhoda Scott qui nous ont ouvert aux merveilles du genre, quoi que sur des registres un peu différents (On aurait pu évoquer aussi le style variété de Michel Jonas ou la façon baba cool de Gérard Peilhon). Ces derniers ont été comme des prophètes, du temps où seules les églises catholiques leur étaient ouvertes, ils ont annoncé et aplani les chemins...

Les Palata, eux, ont fini de convaincre les milieux protestants puis au-delà des temples populaires évangéliques... essaimant les scènes de festival, les plateaux de radio, de télé... se mêlant aux flux migratoires afro-antillais tout en repoussant les horizons hexagonaux... Ainsi, virent naissance de nombreux petits "palata" ici et là: en France, en Belgique, en Suisse, aux Antilles, en Afrique francophone... où la vague a démarré dans les années 70... Bien sûr, cette vague s'est transformée et renforcée depuis les années 90 sous l'influence du nouveau Gospel afro-américain. Et c'est là que Marcel Boungou a su prendre le ton dans une carrière solo, les circonstances de la vie aidant. c'est incontestablement l'histoire du Gospel en France qui va se vivre ce week end au Casino de Paris. Mes amis, ne ratez pour rien au monde ce jubilé!

 

Outre son site: http://www.marcelboungou.com/ , découvrez son cheminement dans  son livre témoignage: Du Gospel à l'Evangile. Itinéraire d'un "gospel singer" africain, Editions Onésime, Allauch, 2000. La publication s'accompagne d'un CD audio plein d'inspiration et d'engagement perso: une rencontre avec Marcel.

 

Par PM - Publié dans : Jazz en parallèle
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