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Publié par Paul M

Les solidarités en questions: 7e congrès d'AIFRIS, Montréal 2017.

Dans ce monde pris dans le tourbillon des changements en tout genre, la pauvreté et la précarité touchent de plus en plus de personnes. Les solidarités sous toutes leurs formes sont en recul, et les stratégies des gouvernants, en quête d'équilibres... financiers, s'orientent de plus en plus vers la réduction voire la suppression des "sécurités" sociales. Le travail social sous toutes ses formes se trouve nécessairement concerné! Comment peut-il se réinventer dans un contexte aussi peu favorable au soutien à la personne? Que reste-t-il des solidarités? Comment les soutenir ou en créer de nouvelles ?

A Montréal, chercheurs, enseignants, professionnels de terrain et per

Association Internationale pour la Formation, la Recherche et l'Intervention Sociale
Congrès AIFRIS 2017

sonnes accompagnées de différents pays, ont partagé et échangé sur leurs expériences et leurs engagements, leurs observations et leurs analyses ou recherches. Dans ce cadre, ma principale intervention a porté sur "La mobilité de stage à l'international comme modalité de formation à la solidarité" (un dérivé de ma recherche sur "Le devenir-sujet en mobilité internationale de stage").

Autrement, Montréal, ville cosmopolite et accueillante, c'est aussi des découvertes et des rencontres: des services à la personne organisés, des praticiens du socio-éducatif résolus... des gens courtois et des espaces publics intelligemment animés et audacieusement architecturés!!!

LA MOBILITE DE STAGE A L’INTERNATIONAL, UNE MODALITE DE FORMATION A LA SOLIDARITE

(Texte-Support à ma communication au congrès)

Paul Mayoka, Socio-anthropologue – PhD,

Responsable du Développement International

Cadre pédagogique - coordinateur Erasmus

IFRASS – Institut de Formation, Recherche, Action Sanitaire et Social

 

Le propos que je présente ici s’inscrit dans le cadre de mes activités d’enseignant, responsable du développement international et coordinateur institutionnel des programmes ERASMUS de l’IFRASS. A ce titre j’organise et coordonne les mobilités de stage et d’études pour les étudiants, mais aussi de formation et d’enseignement pour les personnels pédagogique et administratif.

Mais ma formation de base m’amène aussi, quand même mes missions ne m’en laissent guère l’opportunité, d’ouvrir un questionnement de type euristique autour de cet objet que sont les mobilités, principalement celles d’étudiants.

Le sujet « la mobilité de stage à l’international, une modalité de formation à la solidarité » participe d’un questionnement plus large autour duquel j’ai communiqué en mars dernier au séminaire de l’ENTSS de Dakar, à savoir : « du devenir-sujet en mobilité internationale de stage : la pédagogie du sujet par le détour de l’autre »[1]. Un programme se voulant une démonstration des transformations survenant chez l’apprenant en mobilité, selon le traditionnel schéma initiatique en trois temps : Départ-pendant-retour (entrée-séjour-sortie / ségrégation – mise en marge – agrégation), à l’issue duquel ce dernier ressort avec de réelles avancées formatives pouvant se décliner en capacités élective, adaptative et réflexive. Ainsi adviendrait donc le sujet apprenant à travers la mobilité !

Douter des apports formatifs de la mobilité, notamment sur la base des arguments « sécuritaires », entendus au sens large, en dirait davantage sur la capacité d’une institution de formation à créer les conditions adaptées et actualisées pour l’apprentissage, comme l’exige l’objet travaillé, à savoir : l’Humain. Nous voulons dire par là, comme dans toute formation, que le bénéfice pour les apprenants est le fruit d’une dynamique de co-construction en institution et en équipes pédagogiques, et de manière plus immédiate en tandem formateur(s)-apprenant(s). Comme l’exprime en effet, G. Pineau, « le déplacement et le dépassement seuls ne suffisent pas à apprendre. Une pédagogie adaptée doit suivre »[2] . Une ingénierie de la formation intégrative et un accompagnement sans cesse actualisé devraient s’imposer.

C’est à ce constat que nous sommes parvenus au bout de quelques années de coordination et d’organisation des mobilités pour des étudiants de la Santé et du Social : nous accompagnons une cinquantaine de départs en mobilité chaque année. Nos observations touchent à une centaine de cas, dont 1/3 relèvent du programme Erasmus, tandis que les 2/3 se répartissent à l’International, entre l’Afrique et l’Amérique, mantais aussi l’Asie pour quelques départs.

Nous travaillons sur la base des fiches d’information, de sélection et de suivi, du démarrage du projet jusqu’au retour, ainsi que des questionnaires d’entretien de bilan et d’entretien d’explicitation. Le premier est destiné à recueillir les impressions générales de l’étudiant, alors que le second, très largement ouvert, cible des situations vécues, reprises et étayées avec l’étudiant, parfois en groupe, avant d’en visibiliser les apports et de dégager des pistes de valorisation. Ce dernier s’inscrit donc en droit ligne de d’une dynamique constructive de la mobilité elle-même. Il va sans dire, une pédagogie de la mobilité est à mettre en place.

 

Ainsi par la pratique et par sa mise à distance à travers les outils que je viens de citer, la mobilité plonge l’étudiant au cœur d’un questionnement réel, à la fois personnel, pédagogique et professionnel, mais que l’on ramène souvent au seul terme de « difficultés » pour mettre en avant son caractère improbable voire tragique : un symptôme !

Les difficultés sont certes réelles, mais la plupart des étudiants les attribuent à la rigidité du cadre référentiel, sinon à sa mise en œuvre par les équipes pédagogiques. Or, celles-ci les mettent souvent en porte-à-faux face à la réalité de terrain voire même à leur engagement ; les attendus – en tout cas, tels que portés par les formateurs – se présentent comme étant plus ou moins en décalage avec les situations rencontrées sur les lieux de stage. Le public, les pratiques, les réalités sociétales, environnementales, politiques… « rien de cela ne ressemble à ce que nous voyons chez nous ».

« Nous sommes censés construire du sens devant des situations que nous découvrons, dans un contexte que nous ne connaissons pas ». Comment comprendre les modes d’être des gens et leurs codes ou subtilités quotidiennes ? Comment travailler dans « l’être avec », la présence auprès d’autrui sans aucune parole (Sénégal), l’extrême dénuement des personnes (Haïti), les violences quotidiennes (Iquitos, Pérou), le contrat de parole (Maroc), les solidarités spontanées (séjour d’enquête dans un village sénégalais), les sollicitations matérielles… autant d’élément dont nous n’avons aucune pré-science !

« Pourquoi ne nous laisserait-on pas la latitude de travailler les situations telles que nous les vivons sur le terrain… », s’exprime une étudiante qui a fait son stage dans une association de développement social de quartier au Pérou. Par-delà « …ce qui est formellement posé dans nos projets de stage, nous vivons diverses autres choses dont la pertinence est loin d’être perceptible depuis nos œillères d’ici » … « Moi, je veux parler de ce qui nous touche particulièrement : des enfants maltraités, en haillons, errants… des femmes visiblement épanouies alors qu’elles vivent en ménages polygames », « des travailleurs sociaux à l’autorité traditionnelle »… « des choses que l’on ne voit pas ici, quoi ! »… « Les « complicités », les  « solidarités » que nous établissons là-bas avec les gens : usagers ou collègues, voisins ou bénévoles, sans lesquels nous n’aurions pas pu réaliser nos objectifs de stage » (Maroc, Lettonie…)…

Comment concilier cette rationalité de « vécu » avec la logique instrumentale du projet ? Je pense qu’un rapprochement réciproque s’impose ici. En échange avec deux groupes d’étudiants de retour de l’Inde et de Madagascar et un groupe de formateurs relais de notre dispositif international nous estimons qu’une orientation des mobilités de stage, au moins dans les pays dits du Sud pourrait être envisagée autour du thème de « la solidarité ».

 En effet, à partir des retours d’expériences, nous avons relevé des situations d’engagement et de dépendance vécues sur le terrain disposant les acteurs au « mieux-être » des uns et des autres, parfois jusqu’à une forme d’obligation en commun qu’il est habituellement convenu de désigner par le vocable de « solidarité ». Pourquoi et Comment transformer celle-ci, non véritablement prise en compte par les projets formels de stage à l’étranger, en modalité formative pour l'étudiant, laquelle s'inscrirait par exemple dans les séquences pédagogiques traitant des valeurs et de leur place dans l'intervention sociale ?

 

  1.       La mobilité de stage comme projet de solidarité

Nous constatons que les étudiants, chargés du « baluchon » qu’est le projet de stage, se retrouve souvent désemparés une fois arrivés dans leur structure d’accueil à l’étranger. En effet, ils n’y trouvent pas facilement d’endroit où poser ce dernier, tant les rationalités à l’œuvre localement échappent à notre philosophie du projet et à la pédagogie que cette dernière infère.

Quelles que soient l’intensité et la pertinence de la préparation par laquelle l’étudiant serait passé, le terrain de stage à l’étranger se transforme fatalement pour lui en théâtre de logiques différenciées : les siennes propres et celles(s) de ses hôtes et leur environnement, pouvant facilement prendre la forme d'un inventaire d’antagonismes en tout genre au moment de la restitution. L’expérience d’un séjour à l’étranger aura alors été vécue dans l’absence ou le manque d’objet réductible à la trame du projet, ou en désespoir de cause dans l’embellissement anecdotique d’un ailleurs tellement euphorisant qu’il finit par paraître indicible.

Nous ne remettons pas en question la démarche projet comme outil opératoire, mais comme moyen exclusif, mesure ou modèle de l’objet à travailler sur le terrain, surtout en situation de stage à l’étranger. Or il s’agit ici d’un terrain sur lequel on peut légitimement faire l’hypothèse des réalités et modalités autres dans l’action sociale - entendue au sens large du sociologue Max Weber[3], c’est-à-dire un ensemble d’interactions entre individus et/ou groupes, par-delà même le cadre du travail social.

La démarche projet aurait dû n’être qu’un outil destiné à sécuriser « pédagogiquement » le parcours de l’étudiant à l’étranger, lequel devrait permettre l’ouverture et la découverte d’autres réalités et modes opératoires. Une telle approche constituerait forcément un enrichissement pour l’étudiant dont l’enjeu serait alors l’acquisition de compétences repérées comme universalisables (transposables à l’échelle quelles que soient les activités voire les projets d’action dans lesquels l’étudiant se trouverait impliqués, en toutes circonstances de temps et de lieu.

Des compétences universalisables, il pourrait s’agir de la capacité à la relation, à l’écoute, à l’empathie, au soutien, à être avec… La plupart d’entre elles pourraient se retrouver dans le fait d’être solidaire à la fois des personnes « concernées » ou « accueillies », et des membres de l’équipe organisationnelle : professionnels ou bénévoles, permanents ou occasionnels.

Témoignage d’étudiants n° 1 : un projet de mobilité ouvert aux réalités locales

  • Projet de stage : diagnostic de territoire / Partenariat-Réseau
  • Projet d’immersion proposé par l’ENTSS de Dakar : MARP – Méthode Accélérée de Recherche Participative[4]

 

  1.       La solidarité comme posture du stagiaire à l’international  

En effet, des retours d’expériences indiquent que « la solidarité revêtue comme posture », offrirait bien plus de prise dans l’approche du terrain étranger autrement vécu comme déroutant voire inconsistant. Elle se donne à voir, à travers les témoignages d’étudiants, comme angle résiduel de participation ou d’implication, presque idéal tant le projet de stage et ses attendus si formels s’avèrent improbables au vu des réalités du terrain de stage. Il est alors permis de penser que la mobilité de stage, dans le parcours de l’étudiant, pourrait s’inscrire plus formellement comme une « modalité formative à la solidarité ».

Cela semble trouver du sens dans la mesure où cette notion représente une des valeurs essentielles des politiques publiques ou, de manière générale, des activités de soutien à la personne, particulièrement du travail social dont elle est même fondatrice et angulaire, comme souvent dans les pays européens et occidentaux voire dans le reste du monde. Les formes en sont certes différentes, des plus modernes aux plus enracinées dans les traditions communautaires de type citadin ou villageois. Mais, il est incontestable qu’il s’agit bien d’un mode universel de l’être dont on ne saurait s’étonner sous aucun ciel.

L’inventeur de la sociologie française, Emile Durkheim, voyait en la solidarité le fondement effectif des sociétés. Il notait alors le recul des « solidarités mécaniques », ou par similitude, face aux transformations socio-économiques, tant les socles traditionnels d’unité sociétale se délitaient. En même temps, il en repérait les nouveaux possibles : les « solidarités organiques », basées sur l’interdépendance des fonctions ou positions individuelles. Et il préconisait que ces formes recréatrices du tissu social soient renforcées dans la conscience collective par la volonté politique, et notamment l’éducation. Les travaux de Durkheim ont ainsi clairement posé la « solidarité » comme facteur de cohésion de groupes humains. Ainsi, c’est tout naturellement qu’elle se présente comme une valeur cadre tant dans l’exercice professionnel que dans la formation sociale : le travail social est d’inspiration solidaire et l’est même pleinement. De plus, ce principe s’impose dans notre monde globalisé précarisant des populations entières. Quelle pourrait bien être la mission du travailleur social sinon d’œuvrer au développement de la solidarité[5], stricto et lato sensu, dans ses formes « communautaires » ou « sociétaires » telles que définies par Ferdinand Tönnies[6].

Témoignage d’étudiants n°2 : l’étudiant mobile et les « valeurs de solidarité »

 

  1.       Se former à la solidarité en mobilité de stage

Si la sociologie classique s’est donnée comme mission d’éclairer l’état de la solidarité[7], l’intervention sociale en est une des modalités de mise en œuvre dans la société moderne ayant perdu ses appuis "communautaires"[8]. C’est ainsi que la thématique a sa place dans les formations en travail social selon une approche plutôt transversale. En effet, c’est dans l’ensemble du cursus de formation que les étudiants sont amenés à s’approprier cette dimension fondamentale de leur futur métier. Mais il faut insister sur les modalités pédagogiques que sont les temps de formation pratique à travers des études de cas et surtout des stages, en quelque lieu ou latitude que ce soit, particulièrement sur des terrains se situant dans les pays émergents.

Ces stages constituent des instances essentielles dans l’apprentissage de la solidarité. Non pas en vertu de leur opposition, au reste inappropriée, aux éléments de formation qualifiés de théoriques, mais plutôt de ce qu’ils sont le lieu d’un questionnement immédiat. Ils sont de ce fait une opportunité de maturation réflexive, surtout quand les conditions d’accueil sont favorables. Cela est bien sûr possible sur la base d’une démarche de projet ouverte et mettant l'accent sur une valeur fondamentale du travail social : la solidarité, regardée alors comme compétence, à l’image de ce que dit Luc Boltanski de l’amour et la justice[9].

En cela le stage à l’étranger reste le lieu d'expérimentation par excellence des formes de solidarité. En effet, c’est ici le cadre d’un vécu personnel et professionnel intense ! Un étudiant comparait son stage au Togo à « une mise à nu »… « dans laquelle on se retrouve bien souvent démuni, disait-elle… Quelles sont mes ressources face à cet inattendu? ». Il y a des ressources techniques qui s’avèrent inadaptées au pays de la mobilité, tant les situations rencontrées sont inhabituelles. Elles sont donc à réinventer, tout au moins à ajuster. C’est ici que les « valeurs de la solidarité » deviennent des ressources de mise en lien ou mise en confiance, permettant de faire corps ou d’être simplement avec non seulement l’usager mais aussi l’équipe, l’institution et son environnement. Cela reviendrait à penser le « projet de mobilité » comme « un projet de solidarité » ou du « faire avec », et la solidarité comme compétence.

Cette posture permet de poser le lieu de stage à l’étranger, notamment dans les pays en voie de développement, comme un espace d’expérimentation et de formation à la solidarité, laquelle pourrait s’organiser autour de l’étude lexicale et sociohistorique du concept articulée à la philosophie sociale[10], aux politiques sociales, à l’action humanitaire et solidaire ainsi qu’à l’ensemble de pratiques de solidarité même bénévoles.

Une telle approche conférerait une position plus aisée au futur travailleur social se retrouvant sur un terrain étranger et se verrait du coup renforcé dans ses capacités élective, adaptative et réflexive, bien utile dans cette culture de l’individualisme moral.

 

Témoignage d’étudiants n°3 : la formation à la solidarité avant, pendant et après la mobilité

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE:

BOYE Julien et BARATA Yohan, Préface d’Edwin de BOEVE, Travail Social autour du monde, Coll. Comprendre la Société, Ed. Chronique Sociale, Lyon, 2017.

BOLTANSKI Luc, L’Amour et la Justice comme compétences, Coll. Folio/Essai, Ed. Gallimard, 1990.

BONNIN Olivier, Le travailleur social et la République : un guide pour agir, Ed. Législatives : ESF/TSA, Montrouge, 2016.

CASTEL robert et DUVOUX Nicolas, L’avenir de la solidarité, Coll. La Vie des Idées.fr, n°4, PUF, Paris, 2013.

DESLAURIERS Jean-Pierre et HURTUBISE Yves (ss. la dir.), Le travail social international. Eléments de comparaison, Les Presses de l’Université Laval, 2005.

HOUEE Paul, Repères pour un développement humain et solidaire, Préface de Elena LASIDA, Ed. de L’Atelier/ Ed. Ouvrières, Paris, 2009.

JOVELIN Emmanuel, La travail social face à l’interculturalité. Comprendre la différence dans les pratiques d’accompagnement social, Coll. Le Travail du Social, Ed. L’Harmattan, Paris, 2002.

Les fondements idéologiques du travail social, Vie Sociale, CEDIAS, Ed. Erès, 2013.

MAYOKA Paul, « L’enfance à travers l’international dans les établissements de formation en travail social (EFTS), exemple de l’Ifrass », Rev. Cahier Africain du Travail Social : Développement de l’enfant, Protection de l’enfance, Ed. Champ Social, 2017.

MAYOKA Paul, « Du devenir-sujet en mobilité internationale de stage », Communication au 2ème séminaire ENTSS-IFRASS, 14-16 mars: Des mutations familiales et du devenir-sujet dans l’action socio-éducative, Dakar, 2017.

MAYOKA Paul, « Intégration européenne et fondement des savoirs en travail social », Communication au Congrès AIFRIS : Construction, transformation et transmission des savoirs, Lille, 2-5 juillet, 2013.

OTT Laurent, Philosophie sociale : une philosophie pour tous les acteurs sociaux et éducatifs, Chroniques Sociales, Lyon, 2016.

PAUGAM Serge, Repenser la solidarité. L'apport des sciences sociales, Coll. Le Lien Social, PUF, Paris, 2005.

SASSEN Saskia, La globalisation. Une sociologie, Coll. NRF-Essais, Ed. Gallimard, 2009.

URRY John, Sociologie des mobilités: une nouvelle frontière pour la sociologie, Ed. A. Colin, Paris, 2005.

 

 

 

 

 

[1] 2ème Séminaire IFRASS-ENTSS et leurs partenaires, intitulé : Mutations familiales et devenir-sujet dans l’action socio-éducative, du 12 au 14mars 2017, à l’ENTSS – Ecole Nationale des Travailleurs Sociaux Spécialisés – Dakar.

[2] G. Pineau, « le voyage comme initiation aux arts de la voie », Le journal des psychologues, n°271, pp. 71-74.

[3] Economie et société : les catégories de la sociologie, Ed. Pocket, 1995.

[4] La MARP est une expérience d’immersion dans une communauté villageoise, au-delà du cadrage que pourraient offrir les dispositifs politiques ou gouvernementaux, donnant l’occasion à nos étudiants de vivre une semaine d’intervention collective plutôt unique en son genre.

[5] Olivier Bonnin, Le travailleur social et la République, TSA, 2016.

[6] Gemeinschaft und Gesellschaft. Abhandlung des Communismus und des Socialismus als empirischer Culturformen, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, Darmstadt 2005.

[7] La sociologie «  fera comprendre à l’individu ce que c’est que la société, comme elle le complète et combien il est peu de chose réduit à ses seules forces », E. Durkheim cité par S. Paugam « Introduction. Les fondements de la solidarité », in Repenser la solidarité. L’apport des sciences sociales, Lien social, PUF ? Paris ? 2007.

[8] Robert King Merton, Social Theory and Social Structure, 1949.

[9] L. Boltanski, L'Amour et la justice comme compétences. Trois essais de sociologie de l'action, coll. Folio/Essai, Ed. Gallimard, Paris, 1990.

[10] Laurent Ott, Philosophie sociale… Coll. Chroniques Sociales, Lyon, 2016

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